Sauter la navigation

L'éolien pour la France.

Aide

L'éolien pour la France.

Le principe de l’éolien:
Extraire l’énergie cinétique du vent.

En fichier attaché un document de 3 pages en 3 paragraphes:
1. Concrètement une éolienne.
2. Concrètement un parc éolien.
3. Le potentiel éolien en France.

PS :
Schemas et formules pris sur « Sustainable Energy – Without the Hot Air. » de David J.C. MacKay, le meilleur livre sur la problématique énergétique que je connaisse. (Voir le post du 26 janvier 2015: https://www.facebook.com/modemsk/)

Contact : fabrice.tressard@ffe-modem.org

Login or register to view attached files

#1

Bonjour,

Je réponds à une question relative au bilan carbone de l’éolien.

Émissions en CO2, en g, des différentes filières de production d'électricité pour 1 kWh:
- Hydraulique : 4 g.
- Nucléaire : 6 g.
- Eolien : 3 à 22 g.
- Photovoltaïque : 4 g.
- Gaz naturel : 883 g.
- Fuel : 891 g.
- Charbon : 978 g.

Source : Étude ACV – DRD, Revue Générale Nucléaire N°1/2000

A votre service,

#2

J'ai rapidement lu l'étude. J'aimerais tout d'abord savoir qui en est l'auteur. Ensuite, je n'ai pas vu dans le raisonnement la question des heures de fonctionnement (une très bonne éolienne va tourner environ 2000 heures sur les 8000 de l'année). Enfin la surface mentionnée me semble être la totalité de la superficie du territoire... Pour la réflexion de fond, en particulier sur le bilan carbonne, il ne faut pas oublier qu'en l'état actuel de la technique (on ne sait pas encore bien stocker la production éolienne), une éolienne doit maintenir, et donc induire une "réserve chaude", nucléaire en France, mais gaz ou charbon ailleurs, qui crée un mix réel beaucoup moins favorable.

#4

Bonjour Frederic,

Je suis l’auteur.

Mon but était :
- d’expliquer simplement ce qu’est une éolienne en gardant un niveau de physique de terminal.
- avoir en tête des ordres de grandeur.
- je considère effectivement une éolienne quasi idéale.

Je ne donnais pas de conclusions, je me contentais de montrer des faits.

Pour les conclusions (perso) :

Si la France se transforme en un énorme champ éolien terrestre, dans un fonctionnement optimal théorique, on peut couvrir 2.5 fois nos besoins en énergie.
Ce n’est pas raisonnable, on peut imaginer 10% de la France couverte d’éolienne c’est déjà pas mal.
50 kWh/jour/habitant d’énergie éolienne c’est déjà très ambitieux.

Pour le stockage, tu as raison .
Avec le nucléaire tu as une production d’énergie linéaire avec une consommation cyclique (nuit/jour, été/hivers), et déjà nos montagnes sont pleines de barrages.
Avec l’éolien, tu as en plus une production d’énergie chaotique, il faut envisager des ouvrages de stockage hydrolique de la taille de l’Ile de France si tu veux couvrir les besoins de la population en pur éolien. Il est aussi possible d’accepter des coupures, et de transférer aux utilisateurs finaux la responsabilité de stocker l’énergie, de consommer moins d'énergie...

L'éolien n'est pas une solution miracle, c'est tout de même un élément important de la problématique énergétique.

#3

Nous sommes en gros d'accord. La problématique du stockage va aujourd'hui bien au-delà de l'hydraulique (la forme la plus simple), mais il faudra sans doute encore une vingtaine d'années de RandD... L'autre problème de l'éolien c'est qu'il est pour l'instant difficilement utilisable pour des installations industrielles par exemple (même dans l'hypothèse où il serait moins chaotique). Il y a une image assez facile pour faire comprendre la prudence nécessaire par rapport à l'éolien, en restant au niveau terminale, c'est d'imaginer le "TGV à voile" (ce qu'il deviendrait de facto si on passait à 100%)... ça ferait de la surface! Mais l'éolien fera partie du mix final, c'est sûr.

#5

Merci Fabrice pour cette recherche, et à tous les deux pour votre échange approfondi.

Une question que je me pose souvent quand je suis dans ma datcha près de Francfort-sur-l'Oder, c'est le bilan carbone de la construction de ces champs d'éoliennes ? En quelques années, la campagne s'est "industrialisée" : on voit des énormes machines partout, qui clignotent la nuit. Et en on construit toujours de nouvelles, mois après mois. Cela a certainement un sens, car la région est très venteuse. Mais il a bien fallu les construire ces machines, aussi bien en terme d'extraction et de transformation des matériaux, que de transport et de déploiement ?

#6

Généralement, et en tout cas officiellement dans les chiffres un peu sérieux, la construction de l'éolienne fait partie de son bilan carbone. Mais c'est compliqué à évaluer, c'est pour cela, je pense, que la fourchette trouvée ar Fabrice est aussi évasive (3 à 22 !). Attention quand même que le premier bilan d'une énergie renouvelable (avant son bilan carbone), c'est son bilan énergétique et ressources. Les éoliennes, en général, ça passe bien (à part certains projet off-shore qui ne me sont pas toujours très clairs), Le photovoltaïque me pose de grosses questions sous cet aspect là, car il faut beaucoup d'énergie et de ressources pour produire les cellules (mais ça fait longtemps que je ne me suis pas tenu au courant des avancées dans la poduction des cellules). L'exemple fameux et négatif à ne pas reproduire, c'est le fiasco des pots catalytiques. Enfin, un gisement d'éolien ne s'évalue pas sur la force du vent, mais sur sa stabilité. Un des plus gros gisements d'éolien mondial, c'est la mer Rouge, parce qu'on y atteint des 4000 heures par an (l'éolienne, par exemple en Allemagne, doit être arrêtée quand il n'y a pas assez de vent, mais AUSSI quand il y en trop, ce qui arrive souvent).

#7

Les émissions de carbone sont compliquées à évaluer pour les Energie Renouvelables en général.

Le coût carbone c’est :
1. la construction de l'installation. (coût principal)
2. les émissions par kWh qui vont dépendre du facteur de charge de l'éolienne.

Après :
1. Comment compter le kWh produit qui ne trouve pas preneur sur le réseau ?
2. Faut-il l'ajouter à la production "utile" (qui ferait baisser le facteur d'émission) ou au contraire considérer que le caractère variable de la production impose la construction de systèmes de stockage (qui viennent s'ajouter à l'investissement carbone initial) ?
3. Faut-il parler éolien terrestre ou d’éolien terrestre et maritime ?
Tu arrives a une très large plage.

D’un point de vue carbone l’éolien terrestre est très bon.
Avec une humanité utilisant uniquement l’énergie éolienne, Il n’y a plus de problème carbone. (Je ne dis pas que c’est une solution raisonnable.)

Détails :
1. La SFEN (Société Française d’Energie Nucléaire) est à l'origine du tableau carbone vs énergie.
2. Le coût carbone du nucléaire ne semble pas prendre en compte l’enfouissement des déchets, le démentiellement des centrales…
3. Il faudrait aussi se poser la question du contenu carbone du kWh marginal (c'est à dire qui si l'on dit "on électrifié le pays pour sauver du carbone", alors on va consommer tout de suite plus d'électricité, mais celle-ci ne sera pas générée immédiatement par une éolienne...).
4. Pour les couche-tard : http://www.bilans-ges.ademe.fr/static/documents/%5BBase%20Carbone%5D%20D...
5. La problématique c’est l’énergie en général.
6. Merci à Nicolas Féat pour son support, ses idées.

#8

Bonjour à tous,

Je viens de lire ce petit débat, Et je dois dire que plus on parle de problème d´énergie, plus je me dis que le problème devrait aussi se régler en amont... la consommation... Je devrais peut-etre ouvrir un nouveau débat mais bon au moins on est déjà sur la thématique. Comment réduire les besoins énergétiques: 1) Une facture Electrique progressive (pour les particuliers): - En considérant le nombre de personne vivant dans le foyer, une quantité de kw/h de "base" (facturé au minimum), la base devrait aussi varié selon les régions, peut être inclure un facteur météo saisonnier... Je pense que EDF a déjà les outils pour déterminer tout ça. Et puis ensuite par tranche de k/wh utilisé le prix augmente... Mon idée est d´avoir une utilization raisonnée... 2) Les entreprises electricitévore - Là je cible en particulier les grandes surfaces et les grands groupes: les obliger à financer la production "verte" de la moitié de leur consommation annuelle. A eux de mettre en service leur panneaux solaire ou éolienne... on peut ensuite monter le pourcentage. Ici l´objectif est de les pousser à participer à l´effort de production propre mais surtout de réduire leur propre consommation... eh oui produire 50% de 1000000 c´est pas pareil que produire 50% de 800000...

Fabien.

#9

Bonjour, indépendamment de tout le débat très techique et chiffré ci-dessus, je suis convaincu, comme Fabien, que l'urgence n'est pas dans l'effort pour rendre la production vertueuse, mais dans l'effort de sobriété de la consommation. Rendre la production vertueuse, c'est du temps tèrs long, avec des découvertes sans doute à venir (donc pas de dogme), alors que la consommation vertueuse, c'est du temps court, de la solidarité (sobriété implique meilleure distribution), où les nouvelles technologies sont déjà très efficaces (contrôle, planification dans le détail,...etc...). C'est d'ailleurs déjà dans cette direction que beaucoup d'industriels travaillent, ou que certaines solidarités se mettent en oeuvre (sites de partages, anti-gaspi,...etc...). L'idée de sobriété est d'ailleurs transposable dans le domaine de la lutte contre les inégalités en général...

#10

Merci Fabien, Frederic,

Couvrir nos besoins en énergie via des renouvelables, c-à-d :

  • Recouvrir 25% du territoire d’éoliennes. (voir l’étude ci-dessus.)
  • Recouvrir 4% du territoire de panneaux solaires. (voir "le photovoltaïque pour la France." http://www.ffe-modem.org/allemagne-europe-centrale/node/521"
  • Développer des systèmes de stockage hydraulique grands comme l’Ile de France.

C’est ambitieux.

Il en découle que réduire la consommation d’énergie semble une solution de bon sens.
Maintenant c’est aussi un chemin très difficile.

A titre individuel :

  • Réduire drastiquement sa consommation de viande, accepter d’avoir froid au chaud, éviter l’avion, abandonner sa voiture et en accepter les conséquences dans sa vie personnelle et professionnelle.
  • Ceci impacte drastiquement le mode de vie. (Je parle par expérience.)

Au niveau collectif :

  • Il y a corrélation entre croissance et consommation d’énergie.
  • Nous connaissons l’état de nos finances.
  • Nous concevons aisément le coup social terrible dans de nombreuses industries.
  • Quelles mesures pour y arriver ? Quel coût ? « Nouvelle donne» a publié l’étude suivante : https://www.nouvelledonne.fr/wp-content/uploads/2015/09/3-1000-Mds-propo... C’est intéressant mais pour le moins très directif…

Conclusion :

Je ne vois pas d’autres solutions qu’un effort tout azimut en revoyant :

  1. La production d’énergie.
  2. La consommation d’énergie.
  3. La gestion des projets transnationaux. (vivre sur les renouvelables des autres. http://www.desertec.org/)
  4. La diplomatie internationale. (la feuille de route énergétique de nos amis chinois est édifiante, voir la p16 du document de la China Institute of Atomic Energy http://www-pub.iaea.org/mtcd/meetings/PDFplus/2009/cn176/cn176_Presentat...)

A mon sens il y a urgence.

Amitié,

Besoin d'aide ?

Blog

The blog lets your team communicate by posting updates and discussing issues. It is a great place for sharing progress, discussing challenges, and exploring ideas.