Sauter la navigation

Discussion sur la Syrie entre M. Frédéric Petit, député, et M. Firas Kontar, activiste syrien.

Aide

Discussion sur la Syrie entre M. Frédéric Petit, député, et M. Firas Kontar, activiste syrien.

Résumé de la discussion sur la Syrie entre :

  • M. Frédéric Petit, député de la septième circonscription des Français établis hors de France, membre de la commission des affaires étrangères.
  • M. Firas Kontar, auteur de blogs sur le journal Le Monde au sujet de la Syrie (Syrie 2011 – 2018 quelles perspectives pour demain ? , Quelle paix pour la Syrie ?), activiste syrien militant souria houria (Syrie liberté).
  • M. Fabrice Tressard, militant MoDem.

Agenda :

  1. Des Syriens.
  2. Des enjeux politiques.
  3. Un scenario humain.

Des Syriens:

Malgré la tragédie, ci-dessous une liste, non exhaustive, de personnalités syriennes positives :

  1. Riad Hijab, ingénieur de formation, ancien premier ministre ayant fait défection. C'est un sunnite originaire de Deir Ezzor.
  2. Riad Seif, homme d’affaires et industriel, il avait, bien avant la révolution, dénoncé la corruption. Il a été plusieurs fois en prison. C'est un sunnite originaire de Damas.
  3. Hazem Nahar, médecin, c'est un opposant historique au régime syrien. Il est sssez modéré, sunnite.
  4. Anwar Al Bounni, avocat, il est à la tête d’un groupe de travail pour une justice de transition. Il a aussi travaillé sur un projet de constitution pour la Syrie. C'est un sunnite originaire de Damas.
  5. Farouk el-Chareh, est le vice-président actuel. Il avait mené les négociations de paix avec Israël dans les années 90 (processus de Madrid, sunnite.
  6. Aref Dalileh, est un professeur d’économie à l’université de Damas. Il avait signé plusieurs manifestes appelant à la démocratie, condamné à plusieurs reprises à la prison. C'est un alaouite originaire de Latakieh.
  7. Michel Kilo, écrivain syrien, opposant de longue date au régime syrien il avait fait plusieurs séjours en prison. C'est un chrétien originaire de Latakieh.
  8. Jabr Alchoufi, est un professeur de littérature. Il a connu la prison pour avoir signé un manifeste contre la présence de l’armée syrienne au Liban en 2006. C'est un druze originaire de Sweida.
  9. Fayez Kontar, psychologue, il a dû s’exiler en France après avoir condamné la répression des manifestations au début de la révolution. C'est un druze originaire de Sweida.

Des enjeux politiques complexes :

Turquie :

  1. Des millions de réfugiés sur son sol.
  2. La problématique kurde.
  3. La tentation d’un renversement d’alliance.

Russie :

  1. Un contre feux à la crise en Ukraine.
  2. La possibilité de faire déplacer des centaines de milliers de réfugiés vers l’Europe.
  3. Affirmer sa puissance médiatique et son « soft power ».

Europe (France inclus):

  1. Face aux vagues migratoires un réflexe de repli national.
  2. Une fracture avec une partie de sa population d’origine musulmane.
  3. Lutter en amont contre le terrorisme.

Iran :

  1. L’attribution de terres et logements en Syrie à ces miliciens leur donne une perspective.
  2. Une influence continue d’Irak au Liban.
  3. S’établir comme une puissance incontournable.

Arabie Saoudite :

  1. Contrer l’influence de l’Iran.
  2. Contrôler l’évolution politique du Moyen Orient.
  3. Garantir sa stabilité intérieur.

USA :

  1. Lutter contre le terrorisme et garantir sa sécurité intérieure.
  2. Garantir la sécurité d'Israël.
  3. Garantir la stabilité de la région.

Un scenario humain, un peu :

Selon le HCR, 5 millions de Syriens ont quitté leur pays.
Le nombre de déplacés à l'intérieur pays est supérieur à 6 millions.
Il y a déjà plus de 500 000 morts.

Et ça continue.

Face à une telle situation, il n’y a pas d’enjeux politiques.
Il n’y a qu’un enjeu humain.

Considérant que 90% des victimes civiles sont le fait du régime syrien, une victoire de Bachar El Assad revient à obliger des victimes à célébrer leurs bourreaux.

Le ressentiment entre les différentes communautés: kurdes envers sunnites, sunnites envers alaouites, alaouites envers druzes, etc…,à l’image de la Bosnie-Herzégovine de 1995, ne rend plus envisageable un état centralisé en Syrie.

Une partition du pays impliquerait d’autres mouvements de population, des ressentiments frontaliers forts, la négation du sentiment national Syrien.

Un fédéralisme compliqué semble la solution la plus humaine. Il sera compliqué dans son découpage (avec des enclaves dans les enclaves), compliqué dans sa mise en place (le droit en retour, le « déremplacement » des populations), compliqué en raison des enjeux politiques (France, Europe, Russie, Iran, USA, Turquie, Israël, Arabie Saoudite,…).

« Le pire n’est jamais certain » mais nous pouvons œuvrer pour que la situation s’améliore.

Contact : fabrice.tressard@ffe-modem.org

Besoin d'aide ?

Blog

The blog lets your team communicate by posting updates and discussing issues. It is a great place for sharing progress, discussing challenges, and exploring ideas.